Facturation électronique LMNP : ce que tout copropriétaire-bailleur en résidence de services doit savoir

En résumé

Qui est concerné ? Tous les LMNP en résidence de services avec bail commercial (assujettis TVA), et même les LMNP exonérés de TVA pour la réception des factures.

Date clé n°1 : 1er septembre 2026 : obligation de recevoir les factures électroniques pour toutes les entreprises disposant d’un SIREN.

Date clé n°2 : 1er septembre 2027 : obligation d’émettre des factures électroniques pour les TPE/micro-entreprises (où se situe la grande majorité des LMNP).

Le vrai risque : si votre exploitant ne se met pas en conformité pour l’autofacturation, c’est vous qui restez responsable juridiquement.

La bonne nouvelle : avec un accompagnement adapté, la transition est tout à fait gérable. CEMAFA Invest et ses partenaires sont là pour vous guider.

Eric Bertorello et Paul Desprez vous en parle en vidéo !

Les dates importantes

Le calendrier est progressif. Voici ce qui s’applique selon votre profil de copropriétaire-bailleur LMNP :
Obligation
Grandes entreprises / ETI
TPE / PME / micro-entreprises
Réception des factures électroniques
1er septembre 2026
1er septembre 2026
Émission des factures électroniques
1er septembre 2026
1er septembre 2027
E-reporting
1er septembre 2026
1er septembre 2027

Où se situent la plupart des LMNP ? Dans la catégorie TPE ou micro-entreprise. Cela signifie que l’obligation d’émission ne vous concerne pas avant le 1er septembre 2027. Mais l’obligation de réception est déjà là : dès le 1er septembre 2026, vous devez être capable de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée

⚠️ Piège à éviter

Ne vous dites pas "j'ai encore le temps", car la date approche vite ! L'équipe CEMAFA Invest vous accompagne
dans cette transition pour vous faciliter au mieux le passage à la facturation électronique.

Les LMNP en résidence de services sont-ils vraiment concernés ?

Oui ! La réforme cible les transactions entre entreprises assujetties à la TVA établies en France. Pour un LMNP, tout dépend de votre situation TVA.

LMNP exonéré de TVA (art. 261 D CGI)

C’est le cas des locations meublées d’habitation sans services para-hôteliers. Vous n’avez pas d’obligation d’émettre des factures électroniques pour vos loyers.

Mais, et c’est important, vous restez assujetti au sens de la réforme pour la réception. Si vous avez un numéro SIREN actif, vous devez pouvoir recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026.

LMNP assujetti TVA en résidence de services

C’est le cas de la grande majorité des copropriétaires-bailleurs en résidence gérée (résidence étudiante, senior, tourisme, EHPAD…). Votre bail commercial avec l’exploitant constitue une transaction B2B entre deux assujettis à la TVA.

Vous êtes pleinement dans le champ de la réforme : obligation de réception en 2026, obligation d’émission en 2027.

Cas particuliers

  • SCI : si la SCI est assujettie à la TVA, elle suit les mêmes règles. Si elle est transparente fiscalement, c’est la situation de chaque associé qui compte.
  • Indivision : chaque indivisaire peut être concerné individuellement selon son assujettissement.

Dans tous les cas, avoir un SIREN actif est la condition préalable pour entrer dans le dispositif. Si vous n’en avez pas encore, entreprenez la démarche au plus vite.

L'autofacturation en résidence de services : le point de vigilance majeur

C’est le sujet que beaucoup de copropriétaires-bailleurs ignorent, et c’est pourtant là que se concentre le principal risque.

Comment ça fonctionne aujourd'hui ?

Dans la quasi-totalité des baux commerciaux en résidence de services, c’est l’exploitant qui émet la facture de loyer à votre place, en vertu d’un mandat d’autofacturation intégré au bail.

➡️ Vous ne faites rien : la facture arrive, le loyer tombe. Simple et pratique.

Ce que la réforme change

L’autofacturation reste légale après septembre 2026. Mais elle doit désormais :

  1. Être formalisée par un mandat écrit explicite entre vous et l’exploitant.
  2. Transiter obligatoirement par une plateforme agréée (PPF ou PDP). Plus question d’envoyer un PDF par e-mail.

Le risque concret pour vous

Vous êtes l’émetteur légal de la facture, même si c’est l’exploitant qui la produit en votre nom. Si l’exploitant ne se met pas en conformité et continue d’émettre des factures non conformes, vous êtes responsable vis-à-vis de l’administration fiscale.

L’amende peut atteindre 50 € par facture non conforme, avec un plafond annuel de 15 000 €.

Faites-vous accompagner pour éviter cette erreur et réussir la transition à la facturation électronique.

Un risque secondaire souvent oublié

L’indexation légale des loyers.

Sur un bail de 10 à 20 ans, si l’exploitant oublie d’appliquer l’indice de révision prévu au contrat, la perte de revenus peut être très significative. Ce n’est pas directement lié à la facturation électronique, mais la mise en conformité est l’occasion idéale de vérifier que tout est en ordre dans votre bail.

💡 Notre conseil

Contactez votre exploitant dès maintenant pour confirmer qu'il a bien prévu la mise en conformité de son processus d'autofacturation.
Demandez-lui quelle plateforme il utilise et si votre mandat d'autofacturation doit être mis à jour.

PPF ou PDP : quelle plateforme choisir ?

2 types de plateformes agréées coexistent dans le dispositif.

Le PPF : Portail Public de Facturation

La solution gratuite proposée par l’État. Elle permet d’émettre et de recevoir des factures électroniques dans les formats réglementaires.

Fonctionnelle, mais basique : pas d’intégration native avec votre logiciel comptable, pas de tableau de bord avancé.

Les PDP : Plateformes de Dématérialisation Partenaires

Ce sont des solutions privées immatriculées par l’administration fiscale. Elles offrent des fonctionnalités plus complètes : intégration avec les logiciels comptables (Sage, EBP, Pennylane, Qonto…), archivage intégré, suivi des statuts de factures, e-reporting automatisé. Elles sont payantes, mais souvent très abordables pour les petites structures.

Pour un LMNP en résidence de services, la bonne nouvelle c’est que vous n’avez probablement pas à gérer ça seul. Dans la plupart des cas :

  • L’exploitant prend en charge la plateforme pour l’autofacturation.
  • Votre cabinet comptable peut gérer la réception des factures électroniques pour votre compte.

L’essentiel est de ne pas attendre le dernier moment pour vous coordonner avec eux. La liste officielle des plateformes immatriculées est disponible sur impots.gouv.fr.

CEMAFA Invest vous accompagne à chaque étape

Vous n’êtes pas seul face à cette réforme. Et vous ne devriez pas avoir à la gérer seul. CEMAFA Invest, c’est un réseau de partenaires strictement sélectionnés (comptable spécialisé, fiscaliste, experts en revente LMNP en résidences de services) qui connaissent parfaitement vos enjeux. Sur la facturation électronique, voici ce que nous pouvons faire ensemble :
  • Faire le point sur votre situation : êtes-vous exonéré ou assujetti TVA ? Votre SIREN est-il actif ? Votre bail prévoit-il un mandat d’autofacturation conforme ?
  • Coordonner avec votre exploitant : vérifier qu’il a bien prévu la mise en conformité et qu’il utilise une plateforme agréée.
  • Vous connecter au bon comptable LMNP : un partenaire qui maîtrise les spécificités de la résidence de services et qui sera prêt à recevoir vos factures électroniques dès septembre 2026.
  • Sécuriser votre bail sur le long terme : indexation des loyers, renouvellement, revente – autant de sujets sur lesquels nos partenaires peuvent vous apporter une vraie valeur ajoutée.
La réforme de la facturation électronique est une contrainte, c’est vrai. Mais c’est aussi l’occasion de faire un audit complet de votre investissement et de corriger d’éventuelles anomalies avant qu’elles ne coûtent cher. Prenez contact avec CEMAFA Invest pour un premier échange personnalisé à propos de votre situation.

FAQ - Facturation électronique et LMNP

Un LMNP exonéré de TVA est-il concerné par la facturation électronique ?

Partiellement. Un copropriétaire-bailleur exonéré de TVA au titre de l'article 261 D du CGI n'a pas d'obligation d'émettre des factures électroniques pour ses loyers. En revanche, s'il dispose d'un numéro SIREN, il doit être capable de recevoir des factures électroniques dès le 1er septembre 2026. Cela concerne notamment les factures de ses fournisseurs (travaux, charges de copropriété facturées par des prestataires assujettis, etc.).

Mon exploitant gère déjà ma facturation : dois-je faire quelque chose ?

Oui, même si l'exploitant gère l'autofacturation. Vous restez l'émetteur légal de la facture. Vous devez donc vérifier que votre exploitant utilise bien une plateforme agréée (PPF ou PDP) pour émettre les factures en votre nom, et que votre mandat d'autofacturation est formalisé par écrit de manière conforme. En cas de non-conformité de l'exploitant, c'est vous qui êtes exposé aux sanctions.

Quelle est la différence entre PPF et PDP ?

Le PPF (Portail Public de Facturation) est la solution gratuite de l'État : fonctionnelle mais basique. Les PDP (Plateformes de Dématérialisation Partenaires) sont des solutions privées immatriculées par l'administration fiscale, plus complètes et intégrées aux logiciels comptables. Pour un LMNP en résidence de services, le choix est souvent fait par l'exploitant ou le cabinet comptable. L'essentiel est de s'assurer que la plateforme utilisée est bien immatriculée.

Quelles sont les sanctions en cas de non-conformité ?

La loi de finances 2026 a renforcé les sanctions : 50 € par facture non conforme, avec un plafond annuel de 15 000 €. En cas d'absence de recours à une plateforme agréée pour la réception, une mise en demeure est d'abord envoyée, suivie d'une amende de 500 € après 3 mois sans régularisation, puis 1 000 € par trimestre supplémentaire. Le défaut d'e-reporting est sanctionné à hauteur de 500 € par transmission manquante, plafonné à 15 000 €/an.

La facturation électronique s'applique-t-elle aux SCI et indivisions ?

Oui, si elles sont assujetties à la TVA. Une SCI soumise à la TVA (option ou de plein droit) suit exactement les mêmes règles que toute autre entreprise. Pour une SCI transparente fiscalement, c'est la situation de chaque associé qui détermine les obligations. Pour une indivision, chaque indivisaire est potentiellement concerné individuellement. Dans les deux cas, la présence d'un SIREN actif est la condition préalable à l'entrée dans le dispositif.

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